L'AgorASaint-Fortunat · 2010–2014 · camping techno-bohème

Hommage

Amandine

Amandine Durand Gasselin, alias Arte Mis. La Lune Noire, le Donjon, la terre de Saint-Fortunat, la thématique et les couleurs du bunker, le Festival Sundari : une grande part de ce que cette archive raconte commence avec elle.

Cette page rassemble ce que les archives disent de son travail. Amandine est invitée à la corriger et à la compléter, et les textes qu'elle a écrits lui seront attribués.

La Lune Noire, depuis 2002

Les soirées Lune Noire sont une création d'Amandine. Elles commencent en 2002 dans un loft du Vieux-Montréal, « où tous les mois des amis artistes et musiciens se rencontraient pour jammer et danser », toujours autour des nouvelles lunes : arts visuels d'abord, ateliers de créativité, peinture, artisanat, puis musique et sessions de jams. « Ouvert à tous, artistes et créateurs ! » La Lune Noire la suivra au Donjon, puis à Saint-Fortunat, jusqu'à la déco des festivals de L'AgorA.

Le Donjon, son idée

En 2008, c'est elle qui a l'idée et l'initiative de tout. Dans son sous-sol du 5505, rue Saint-Urbain, à Montréal, elle installe les tentures rouges, les hamacs, les sofas, le bouddha et les platines de « l'intime donjon ». Christian la rejoint un an plus tard. Le Donjon sur l'avenue du Parc, l'hiver 2009–2010, puis le Donjon grandeur nature, à Saint-Fortunat, prolongent ce qu'elle a commencé.

La terre de Saint-Fortunat

Au printemps 2010, c'est Manu qui voit que la maison est à louer avec sa terre, et qui les en informe. Christian et Amandine signent le bail ensemble, à 900 $ par mois. L'idée d'y installer une communauté d'artistes vient d'elle, et c'est à deux, Amandine et Christian, qu'ils la font vivre. C'est là que le Donjon devient « grandeur nature », et que le lieu qu'on appellera plus tard L'AgorA prend racine.

Le bunker : un an de travaux

L'ancienne porcherie, que plusieurs appelaient le bunker, était pleine de béton cassé. Le grand nettoyage du bâtiment doit beaucoup au travail d'Amandine. Et c'est elle qui donne au lieu sa thématique, sur le terrain et surtout dans le bunker : les couleurs, les loges, l'ambiance. Il faudra un an de travaux acharnés pour y arriver.

Le concept, présenté sur le site du Donjon, est celui du « camping énergétique » : des onze loges de la salle de camping intérieur, « anciennement destinées à héberger des cochons », sept sont dédiées aux sept chakras, chacune dans sa couleur, du rouge de la terre au violet de l'illumination. « Le choix et la disposition de chacun des éléments choisis forment un univers propice à la rencontre intime avec chacun de vos chakras. »

Sur la page Contacts du site, en 2011, on lit qu'Amandine « fait de la promotion d'artistes depuis plus de 10 ans ; elle crée des événements où arts visuels et musicaux se conjuguent et s'harmonisent pour le pur plaisir des sens ; elle est aussi décoratrice ».

Le Festival Sundari, juin 2011

Les 3, 4 et 5 juin 2011, le Festival Sundari, « une célébration de l'amour universel », est organisé par Amandine, qui en choisit les invités. En tête d'affiche, le Dreamtree Project d'Adham Shaikh et Uwe Neumann. Un « festival 100 % ambiant » : neuf live, dix-neuf DJ, des ateliers, des kiosques, et une caravane entre Montréal et Saint-Fortunat. « Pour l'amour universel… qui permettra le vrai changement. »

Mi-août 2011

Vers la mi-août 2011, Amandine quitte le terrain pour sa vie personnelle. Le Donjon reste sa création. Le lieu continue sous le nom de L'AgorA, avec les couleurs, les loges et l'esprit qu'elle lui a donnés.

Voir aussi Le Donjon et l'Histoire.